ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE COPROPRIÉTÉ · GOUVERNANCE

Syndic et syndicat des copropriétaires : qui fait quoi pour une AG opposable.

Le syndicat des copropriétaires détient les pouvoirs, le syndic les exerce sous mandat. Cette distinction structure toute l'organisation de l'assemblée générale, du dépôt de l'ordre du jour à la notification du procès-verbal. Cette page documente le rôle exact du syndic professionnel, du syndic bénévole, du conseil syndical et des copropriétaires dans le cadre fixé par la loi du 10 juillet 1965, le décret du 17 mars 1967, la loi ELAN et l'ordonnance 2019-1101. Elle s'adresse autant aux cabinets de gestion qu'aux copropriétaires qui veulent comprendre ce qu'ils sont en droit d'exiger.

Obligatoire
Syndic dans toute copropriété (art. 17)
Élu en AG
Majorité absolue de l'article 25
3 ans max
Durée du mandat (art. 28 décret 1967)
Loi 1965
Cadre matriciel de la copropriété
Le contexte

Syndic et syndicat : deux entités, deux régimes, une responsabilité partagée.

La copropriété française repose sur une distinction fondamentale que la pratique courante confond trop souvent. Le syndicat des copropriétaires est la personne morale qui regroupe l'ensemble des propriétaires des lots d'un immeuble ou d'un ensemble immobilier ; il est créé automatiquement par la division en lots, doté de la personnalité juridique par l'article 14 de la loi du 10 juillet 1965, et titulaire des droits collectifs sur les parties communes. Le syndic, lui, est le mandataire que ce syndicat se choisit pour administrer l'immeuble au quotidien et représenter la copropriété dans les actes civils. Le syndic n'est jamais propriétaire de la copropriété : il en est l'exécutant. Cette dualité structure toute l'organisation de l'assemblée générale. Le syndicat délibère, le syndic prépare, convoque, tient la séance, rédige le procès-verbal et notifie. Le quorum — entendu ici comme le seuil minimal de tantièmes représentés pour que l'AG délibère valablement sur certaines résolutions — est calculé sur les voix du syndicat, non sur celles du syndic. Le syndic, lorsqu'il est lui-même copropriétaire dans l'immeuble, peut voter à titre personnel, mais ne reçoit jamais de mandat pour voter au nom de ses mandants : l'article 22 de la loi de 1965 le lui interdit expressément depuis la loi ELAN. La présente page parcourt l'ensemble des obligations qui pèsent sur le syndic à l'occasion de chaque AG, distingue le syndic professionnel du syndic bénévole et du syndic coopératif, rappelle les motifs courants d'irrégularité, et explique comment Sephos couvre par défaut les exigences de tenue, de dépouillement, de procès-verbal et d'archivage. Elle s'adresse aux cabinets de gestion qui veulent professionnaliser leur processus AG, aux conseils syndicaux qui contrôlent leur mandataire, et aux copropriétaires qui veulent comprendre ce qui se joue dans la salle où ils votent.

Qui fait quoi

Quatre rôles, quatre périmètres distincts.

L'AG de copropriété articule quatre acteurs aux pouvoirs complémentaires. La confusion entre ces rôles est l'une des premières sources de contestation. Sephos formalise la séparation des accès et des responsabilités dans la plateforme.

Rôle 1
Syndic professionnel
Cabinet de gestion titulaire d'une carte G

Mandataire rémunéré soumis à la loi Hoguet, au contrat type ELAN et à l'obligation de garantie financière. Convoque l'AG, tient la comptabilité séparée par copropriété, représente le syndicat en justice, exécute les décisions votées. Sa responsabilité civile et professionnelle est engagée en cas de manquement, sa carte est suspensible par la préfecture.

Rôle 2
Syndic bénévole ou coopératif
Copropriétaire élu ou conseil syndical désigné

Forme prévue par l'article 17-2 de la loi de 1965 pour les copropriétés qui choisissent de se gérer en interne, sans cabinet professionnel. Mêmes missions, même responsabilité juridique que le syndic professionnel — la qualification non rémunérée ne diminue ni les obligations ni le risque pénal en cas de faute lourde.

Rôle 3
Conseil syndical
Trois à neuf copropriétaires élus en AG

Assiste le syndic dans sa mission et contrôle sa gestion. Reçoit les pièces comptables, donne un avis consultatif obligatoire sur certaines décisions, signale les manquements à l'AG. Ne se substitue jamais au syndic dans les actes de gestion. Son président est l'interlocuteur privilégié du syndic entre deux AG.

Rôle 4
Copropriétaires
Titulaires d'au moins un lot dans la copropriété

Membres de plein droit du syndicat, ils détiennent le pouvoir délibérant proportionnellement à leurs tantièmes. Ils convoquent eux-mêmes l'AG en l'absence prolongée du syndic (article 8 du décret de 1967), élisent et révoquent le syndic, votent le budget et les travaux, saisissent le tribunal en cas d'irrégularité.

Le déroulé d'une AG

Cinq étapes pour une AG opposable.

Au-delà des principes juridiques, l'AG de copropriété suit une mécanique éprouvée que le syndic pilote sans que les copropriétaires n'aient à se soucier des aspects techniques — à condition que la plateforme prenne en charge les étapes sensibles.

1
Convocation à J-21
Le syndic adresse à chaque copropriétaire la convocation par lettre recommandée avec accusé de réception, remise contre émargement ou voie électronique avec accord préalable, au moins vingt et un jours francs avant la tenue de l'AG. La convocation comporte l'ordre du jour limitatif et l'ensemble des annexes obligatoires.
2
Ordre du jour figé
L'ordre du jour est arrêté par le syndic après consultation du conseil syndical. Tout copropriétaire peut demander l'inscription d'une question complémentaire avant l'envoi de la convocation, conformément à l'article 10 du décret de 1967. Une fois la convocation envoyée, aucune question nouvelle ne peut être délibérée en séance.
3
Tenue de l'AG
L'AG est présidée par un copropriétaire élu en début de séance, jamais par le syndic. Le syndic en assure le secrétariat. Un ou plusieurs scrutateurs sont désignés. Le scrutin se déroule résolution par résolution, avec un décompte précis des voix par tantièmes selon la majorité applicable (article 24, 25, 26 ou unanimité).
4
Procès-verbal sous un mois
Le syndic rédige le procès-verbal de l'AG sous la responsabilité du président de séance. Le PV mentionne le résultat de chaque résolution, l'identité des opposants et abstentionnistes, les recours possibles. Il est notifié à tous les copropriétaires non présents ou non représentés dans le délai d'un mois.
5
Notification et archivage
La notification du PV ouvre le délai de contestation de deux mois prévu à l'article 42 de la loi de 1965. Le syndic archive le PV, les feuilles de présence, les mandats et les pouvoirs pendant dix ans minimum. Sephos scelle et horodate ces pièces, accessibles en lecture seule au conseil syndical.
Checklist conformité

Avant chaque AG, ce que le syndic doit vérifier.

La liste de contrôle que nous parcourons avec chaque syndic professionnel ou bénévole avant l'ouverture d'une AG. Sephos couvre la plupart des points automatiquement — cette liste vous aide à valider les éléments qui restent de votre côté.

  • Liste des copropriétaires à jour : extraction de l'état daté, vérification des mutations récentes, des héritiers en indivision et des usufruitiers, validation des tantièmes par lot.
  • Ordre du jour validé par le conseil syndical : projets de résolution rédigés un par un, devis joints pour les travaux soumis au vote, notice explicative pour les résolutions à majorité renforcée.
  • Annexes comptables conformes au plan comptable du décret du 14 mars 2005 : balance, compte de gestion, état financier après répartition, budget prévisionnel chiffré.
  • Devis comparatifs joints : trois devis minimum pour les travaux soumis à l'article 25, devis détaillés par poste, mention obligatoire des assurances décennales pour les entreprises retenues.
  • Convocations envoyées à J-21 francs : recommandé avec accusé de réception, remise contre émargement, ou envoi électronique avec accord préalable formellement recueilli.
  • Modalité de participation paramétrée : présentiel, visioconférence article 17-1-A, vote par correspondance via formulaire dédié décret 2020-834, vote électronique sécurisé.
  • Formulaire de vote par correspondance pré-rempli : modèle Cerfa annexé à la convocation, mode d'emploi clair, date limite de réception fixée à la veille de l'AG.
  • Pouvoirs et mandats contrôlés : limite de trois mandats par mandataire, mandats nominatifs et datés, exclusion des salariés du syndic et de leur conjoint conformément à l'article 22.
  • Bureau de séance préparé : modèle de feuille de présence, fiche d'émargement, candidats président de séance et scrutateurs identifiés, secrétariat assuré par le syndic.
  • Règles de majorité pré-câblées par résolution : article 24, 25, 25-1 passerelle, 26 ou unanimité, calcul automatique sur les tantièmes représentés.
  • Procédure d'incident documentée : en cas de défaillance technique, suspension de séance, recours au vote papier de secours, mention au PV des incidents constatés.
  • Plan d'archivage post-AG : conservation dix ans des PV, mandats, feuilles de présence, lieu de stockage sécurisé, accès garanti au conseil syndical et aux copropriétaires sur demande.
Les frictions que vous reconnaissez

Ce qui complique aujourd'hui l'AG de copropriété.

Six points de friction que nous voyons revenir dans presque chaque audit de cabinet de gestion ou de conseil syndical préparant son AG annuelle.

Convocations non reçues à temps

Acheminement postal aléatoire, copropriétaires non joignables ou changements d'adresse non signalés. Un seul défaut de convocation peut entraîner l'annulation de l'AG complète si la résolution litigieuse a été votée à une voix près.

Ordre du jour ambigu ou incomplet

Résolutions formulées trop largement, devis manquants, annexes comptables fournies en séance plutôt qu'avec la convocation. Chacune de ces ambiguïtés est un motif d'irrégularité dans le délai de contestation de deux mois.

Conflits d'intérêts non déclarés

Syndic exécutant des travaux par sa propre filiale, honoraires particuliers facturés hors contrat type, mandats de vote concentrés sur le syndic. Toutes ces situations exposent le syndicat à un recours en responsabilité.

Contestation devant le tribunal judiciaire

Délai de deux mois après notification du PV pour les copropriétaires opposants ou défaillants. Une contestation accueillie annule la résolution, parfois l'AG entière, oblige à refaire le scrutin et engage la responsabilité civile du syndic.

Archivage fragile et dispersé

PV stockés sur le serveur du cabinet, mandats papier perdus, feuilles de présence non scannées. En cas de succession de syndic ou de contentieux à dix ans, la reconstitution du dossier devient impossible sans coût majeur.

Succession de syndic mal gérée

Transmission incomplète des archives, comptabilité non soldée, mandats des copropriétaires non transférés. Le syndic entrant hérite des fautes du sortant et rencontre les premiers contentieux dès la première AG qu'il organise.

Comparatif des formes de syndic

Syndic professionnel, bénévole, coopératif : ce qui change.

Critère
Sephos
Bénévole · Coopératif
Cadre légal de référence
Article 17 loi 1965, loi Hoguet, contrat type ELAN
Article 17-2 loi 1965 (bénévole) · Article 17-1 (coopératif)
Qualification professionnelle requise
Carte G obligatoire, garantie financière, RC pro
Aucune (bénévole et coopératif), copropriétaire de l'immeuble
Rémunération
Honoraires forfaitaires + particuliers selon contrat type
Remboursement de frais uniquement (bénévole, coopératif)
Durée maximale du mandat
Trois ans renouvelables (art. 28 décret 1967)
Trois ans renouvelables (bénévole, coopératif)
Responsabilité civile
Engagée pour faute de gestion, couverte par RC pro
Engagée pour faute lourde, rarement assurée
Tenue de comptabilité séparée
Obligatoire, compte bancaire dédié au syndicat
Obligatoire (bénévole, coopératif)
Adapté aux copropriétés de quelle taille
Toutes tailles, particulièrement au-delà de 50 lots
Moins de 30 lots en pratique (bénévole, coopératif)
Continuité en cas d'absence
Équipe gestionnaires + comptables au cabinet
Suppléant à élire en AG (bénévole, coopératif)
Coût total annuel pour la copropriété
200 à 400 € HT par lot et par an [FACT À CONFIRMER : étude FNAIM]
Gratuit hors frais réels (bénévole, coopératif)
Plateforme AG Sephos compatible
Oui, tarif cabinet sur volume de lots
Oui, tarif copropriété au scrutin (bénévole, coopératif)
Risques évités

Cinq fautes engageant la responsabilité du syndic.

Les motifs courants d'engagement de la responsabilité civile, voire pénale, du syndic à l'occasion d'une AG — et la manière dont la plateforme Sephos les neutralise par défaut.

Convocation envoyée hors délai

Toute convocation reçue moins de vingt et un jours francs avant l'AG entraîne, en cas de contestation, l'annulation des décisions prises. Sephos déclenche l'envoi groupé avec accusé daté, opposable au juge.

Ordre du jour incomplet ou ambigu

Devis manquant pour des travaux, projet de résolution mal rédigé, annexes comptables absentes. Sephos verrouille la convocation tant que les pièces obligatoires ne sont pas jointes, par typologie de résolution.

Défaut de procès-verbal dans le délai

Le PV doit être notifié dans le mois suivant l'AG. Tout retard ouvre un recours et fragilise la prescription du délai de contestation. Sephos génère le PV signé eIDAS qualifié à la clôture du scrutin, prêt à notifier.

Sous-traitance illégale du mandat

Le syndic ne peut déléguer ses pouvoirs essentiels qu'à un préposé salarié de son cabinet. Toute sous-traitance à un tiers externe est nulle. Sephos n'intervient jamais comme mandataire substitué — c'est une plateforme opérationnelle, pas un syndic délégué.

Conflit d'intérêts non déclaré

Travaux confiés à une société liée au syndic sans déclaration préalable, honoraires hors contrat type, vote du syndic sur sa propre rémunération. Sephos trace tous les votes et flags les configurations sensibles dans l'audit trail.

Cas client (anonymisé)

Un cabinet de syndic gérant 1 200 lots en région.

Profil
Cabinet de syndic professionnel implanté en région, quarante-deux copropriétés en gestion, mille deux cents lots principaux cumulés, six gestionnaires et deux comptables. Volume d'AG annuel : quarante-deux scrutins ordinaires plus huit AG extraordinaires en moyenne. [FACT À CONFIRMER : nom du cabinet et région à valider avant publication.]
Contexte
Avant Sephos, le cabinet organisait chaque AG en présentiel avec convocations papier, dépouillement manuel et PV rédigés à froid sur Word. La saison d'AG concentrée d'avril à juin mobilisait l'ensemble des gestionnaires sur deux trimestres, avec un taux de quorum souvent insuffisant en première convocation et une seconde convocation systématique pour plusieurs copropriétés.
Résultat
Bascule progressive sur Sephos avec convocation électronique, vote par correspondance dématérialisé et tenue hybride. Taux de participation moyen en hausse de quinze points, quorum atteint en première convocation pour quatre-vingt-cinq pour cent des AG, PV signés eIDAS qualifié notifiés dans les quinze jours, zéro contestation devant le tribunal judiciaire sur les deux exercices suivants. [FACT À CONFIRMER : chiffres définitifs à valider avant publication.]

Le directeur de cabinet identifiait trois douleurs récurrentes : le coût postal des convocations en recommandé, la fragilité des dépouillements en présentiel et la lenteur de rédaction des procès-verbaux après les sessions du soir. La mise en place de Sephos a couvert ces trois points en une saison d'AG. La fonction de vote par correspondance dématérialisée a permis aux copropriétaires bailleurs non résidents de participer régulièrement, ce qui a stabilisé le quorum. La signature électronique qualifiée des PV a supprimé le délai de relecture et de transmission au président de séance. Le cabinet a réaffecté un demi-poste de gestionnaire au développement commercial sur la saison creuse.

Ce qu'on nous demande souvent

Trois objections, trois réponses directes.

Excel et Word suffisent pour gérer nos AG.

Pour deux ou trois copropriétés en gestion bénévole, un tableur et un traitement de texte peuvent encore tenir. Au-delà, les risques se cumulent : convocations non datées de façon opposable, ordre du jour mal verrouillé, dépouillement non traçable, procès-verbal sans horodatage. Une seule AG annulée par un juge coûte plus cher en frais de reprise et en honoraires d'avocat que cinq ans d'abonnement à une plateforme professionnelle.

Voir le scénario d'annulation type

L'ARC fournit des modèles Word gratuits, pourquoi payer ?

Les modèles fournis par l'Association des Responsables de Copropriété sont utiles pour cadrer la pratique, mais ils n'apportent ni horodatage qualifié, ni audit trail, ni signature électronique opposable, ni archivage sécurisé dix ans. Sephos ne remplace pas la culture juridique qu'apporte l'ARC à un conseil syndical : la plateforme fournit la couche d'exécution conforme que les modèles Word ne peuvent pas porter.

Trop cher pour un cabinet de syndic de moins de cinquante copropriétés.

Le tarif Pro Copropriété démarre à 290 € HT par AG, soit moins que le coût postal cumulé des convocations recommandées pour une copropriété de cinquante lots. Le forfait cabinet n'est proposé qu'au-delà de cinquante copropriétés en portefeuille ; en dessous, la facturation à l'AG reste neutre par rapport au courrier papier, tout en supprimant les heures de saisie et de relance manuelle.

Voir la grille tarifaire complète
Avant / Avec Sephos

Le quotidien du syndic, avant et avec Sephos.

La promesse de Sephos n'est pas d'ajouter une couche logicielle au cabinet, mais d'éliminer une accumulation d'outils fragiles : tableur de copropriétaires, mailing manuel, urne physique, dépouillement à la criée, PV tapé à froid sur Word.

Avant
  • Convocations imprimées et postées en recommandé un par un
  • Liste des copropriétaires tenue sur tableur, mise à jour manuelle
  • Pouvoirs et mandats papier collectés en séance, parfois perdus
  • Dépouillement par tantièmes calculé à la calculatrice
  • Procès-verbal rédigé à froid, signé sur impression papier
  • Archivage dans des classeurs, parfois inaccessible à dix ans
Avec Sephos
  • Convocations électroniques avec accusé horodaté, recommandé papier en option
  • Liste synchronisée avec l'état daté, mutations intégrées automatiquement
  • Mandats et pouvoirs numériques signés, limite de trois mandats vérifiée
  • Dépouillement automatique par tantièmes et par règle de majorité
  • Procès-verbal généré à la clôture, signé eIDAS qualifié, prêt à notifier
  • Archives scellées dix ans, accessibles en lecture seule au conseil syndical
Pourquoi Sephos

Six raisons de choisir Sephos pour vos AG de copropriété.

Sephos remplace le tableur de copropriétaires, le recommandé papier, le dépouillement manuel et le PV rédigé après-coup par une plateforme unique conforme à la loi de 1965, au décret de 1967, à la loi ELAN et à l'ordonnance 2019-1101.

Tantièmes calculés automatiquement

La plateforme intègre les tantièmes par lot, applique la règle de majorité de chaque résolution (article 24, 25, 25-1, 26, unanimité) et affiche le résultat en temps réel. Aucune calculatrice, aucune erreur d'arrondi.

Convocations groupées et opposables

Envoi électronique avec accord préalable, recommandé papier en option pour les copropriétaires non consentants. L'accusé d'envoi est horodaté eIDAS et archivé. Les copropriétaires en indivision et les usufruitiers sont traités selon les règles légales.

Archives scellées dix ans

PV, feuilles de présence, mandats, pouvoirs et annexes comptables sont scellés et horodatés à la clôture du scrutin, conservés dix ans minimum, accessibles en lecture seule au conseil syndical et aux copropriétaires sur demande.

AG hybride par défaut

Présentiel, visioconférence article 17-1-A, vote par correspondance décret 2020-834, vote électronique en séance : Sephos articule les quatre modalités sur le même scrutin sans double saisie et sans double dépouillement.

PV signé eIDAS qualifié

Le procès-verbal est généré à la clôture du dépouillement, pré-rempli avec les résultats et la liste des opposants et abstentionnistes, signé électroniquement par le président de séance et le syndic au niveau qualifié eIDAS, opposable devant le tribunal judiciaire.

Conformité ELAN par défaut

Loi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars 1967, loi ELAN, ordonnance 2019-1101 et son décret d'application 2020-834 : tous les régimes sont précâblés et mis à jour à chaque évolution réglementaire, sans intervention côté cabinet ou conseil syndical.

Approfondissement

Syndic, syndicat et AG : tout ce qu'il faut savoir.

Syndic professionnel vs syndic bénévole : les différences pratiques

Le syndic professionnel et le syndic bénévole exercent la même fonction au sens de l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 : exécuter les décisions du syndicat des copropriétaires, administrer l'immeuble et représenter la copropriété. Mais le régime de l'un et de l'autre diffère sensiblement. Le syndic professionnel exerce à titre habituel et rémunéré ; il est titulaire d'une carte professionnelle G délivrée par la chambre de commerce et d'industrie territoriale en application de la loi Hoguet du 2 janvier 1970, dispose d'une garantie financière couvrant les fonds qu'il manie pour le compte du syndicat, et souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle. Il est lié au syndicat par un contrat type imposé par le décret n°2015-342 modifié, qui distingue les prestations forfaitaires des prestations particulières facturées en sus. Le syndic bénévole, lui, est nécessairement copropriétaire de l'immeuble qu'il administre, exerce gratuitement (hors remboursement de frais réels) et ne relève pas de la loi Hoguet. Ses obligations juridiques restent strictement identiques à celles du syndic professionnel : tenue de la comptabilité séparée, ouverture d'un compte bancaire au nom du syndicat, convocation et tenue des AG, rédaction et notification des procès-verbaux, archivage des pièces. Sa responsabilité civile est engagée pour faute de gestion, mais il est rarement assuré pour cette activité — un angle mort que les conseils syndicaux sous-estiment trop souvent.

Syndic coopératif : une variante du bénévolat

Le syndic coopératif, prévu à l'article 17-1 de la loi de 1965, est une forme de gestion collégiale : le conseil syndical élu par l'AG désigne en son sein un président qui exerce les fonctions de syndic. Cette modalité présente l'avantage d'une gouvernance distribuée et d'un contrôle continu, mais elle exige un conseil syndical composé de copropriétaires disponibles, rigoureux et formés. Le syndic coopératif est soumis aux mêmes obligations que le syndic professionnel, à la nuance près qu'il n'est pas tenu de souscrire la garantie financière de la loi Hoguet — précisément parce qu'il ne manie pas de fonds à titre habituel et rémunéré. Il reste néanmoins obligé d'ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat, conformément à l'article 18 de la loi de 1965 dans sa rédaction issue de la loi ALUR du 24 mars 2014. Sephos est compatible avec ces trois formes de syndic — professionnel, bénévole, coopératif — sans distinction d'interface ni de tarification.

Désignation et révocation du syndic

Le syndic est élu par l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 de la loi de 1965 (majorité absolue des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés et défaillants). Si cette majorité n'est pas atteinte au premier tour mais que le projet a recueilli au moins le tiers des voix, l'AG peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité simple de l'article 24 par application de la passerelle de l'article 25-1. La durée du mandat est librement fixée par l'AG, dans la limite de trois ans selon l'article 28 du décret de 1967 (un an pour la première désignation à la suite de la division de l'immeuble). Le mandat est renouvelable sans limite, mais doit être remis en jeu à chaque échéance. La révocation du syndic est possible à tout moment, à la majorité de l'article 25, pour juste motif. La pratique récente du tribunal judiciaire définit le juste motif de manière exigeante : il faut caractériser une faute de gestion, une absence de communication, un défaut comptable ou un manquement aux obligations légales. La simple insatisfaction ne suffit pas.

Honoraires et contrat type ELAN

Le contrat type imposé par le décret n°2015-342 modifié par la loi ELAN et l'ordonnance 2019-1101 distingue trois catégories de prestations. Les prestations courantes, couvertes par les honoraires forfaitaires de base, comprennent la tenue de la comptabilité, la convocation et la tenue de l'AG annuelle ordinaire, la gestion courante des contrats et des relations avec les copropriétaires. Les prestations particulières, facturées en sus selon un barème encadré, incluent l'organisation d'AG extraordinaires, la gestion de travaux votés et de sinistres, la délivrance d'états datés lors des mutations. Les prestations exceptionnelles, hors barème, recouvrent les contentieux et les opérations complexes. Toute facturation hors de ce cadre — par exemple des frais de dossier non prévus, des honoraires de dépouillement, des coûts de notification — expose le syndic à une demande de remboursement par le syndicat, voire à une sanction de la commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières. Sephos s'inscrit dans le cadre forfaitaire en mettant à disposition du cabinet une plateforme de tenue d'AG sans coût marginal par scrutin, ce qui clarifie la facturation au syndicat.

Obligations préalables à l'AG : ce que le syndic doit produire

L'article 9 du décret du 17 mars 1967 énumère limitativement les pièces qui doivent accompagner la convocation envoyée vingt et un jours francs avant l'AG. Pour l'AG annuelle ordinaire, ces pièces comprennent l'état financier après répartition de l'exercice clos, le compte de gestion général, l'annexe comptable conforme au plan comptable du décret du 14 mars 2005, le budget prévisionnel de l'exercice à venir, l'état des travaux et le compte rendu d'activité du syndic introduit par la loi ELAN. Pour chaque résolution portant sur des travaux, il faut joindre une notice descriptive, un devis détaillé et le cas échéant trois devis comparatifs pour les marchés à concurrence. Pour les résolutions à majorité renforcée (articles 25, 26, unanimité), une notice explicative est vivement recommandée même si elle n'est pas strictement imposée par la loi. L'omission de l'une de ces pièces, lorsqu'elle est obligatoire, est un motif de nullité de la résolution concernée. Sephos verrouille l'envoi de la convocation tant que la liste des annexes obligatoires n'est pas complète, par typologie de résolution.

Tenue de l'AG : président de séance, scrutateurs, secrétaire

L'ouverture de l'AG est conduite par le syndic en sa qualité de convocateur, mais la séance est immédiatement présidée par un copropriétaire élu à la majorité simple de l'article 24. Le syndic ne peut pas présider l'AG, ce qui est l'un des fondements de la séparation des pouvoirs entre le mandant (syndicat) et le mandataire (syndic). Le président de séance dirige les débats, organise le vote, prononce les résultats et signe le procès-verbal. Un ou plusieurs scrutateurs sont désignés pour contrôler le décompte des voix par tantièmes ; en pratique, ils sont choisis parmi les membres du conseil syndical présents. Le syndic assure le secrétariat : il consigne les délibérations, rédige le procès-verbal, recense les pouvoirs et les votes par correspondance. Cette distribution est imposée par les articles 15 et 17 du décret de 1967. Toute confusion entre ces rôles — un syndic qui présiderait la séance, un président qui rédigerait lui-même le PV sans contrôle du syndic — est un motif d'irrégularité.

Vote en AG : qui peut voter, combien de voix, quelles modalités

Chaque copropriétaire dispose d'un nombre de voix égal à la quote-part des parties communes attachée à son lot, exprimée en tantièmes ou en millièmes selon le règlement de copropriété. Pour les copropriétés où un copropriétaire détient plus de la moitié des tantièmes, l'article 22 de la loi de 1965 prévoit un mécanisme de réduction : le nombre de voix de ce copropriétaire majoritaire est ramené à la somme des voix des autres copropriétaires. Cette règle évite qu'un copropriétaire dominant n'impose seul ses décisions. Le syndic, lorsqu'il est lui-même copropriétaire dans l'immeuble qu'il administre, vote à titre personnel uniquement, et ne peut recevoir mandat pour voter au nom d'autres copropriétaires depuis la loi ELAN. Un copropriétaire empêché peut donner pouvoir à un mandataire de son choix, dans la limite de trois mandats par mandataire — sauf si la somme des voix des mandants reste inférieure à dix pour cent des voix totales du syndicat, auquel cas le plafond ne s'applique pas. Les copropriétaires en indivision désignent un mandataire commun ; à défaut, leur vote est nul. Les usufruitiers et nus-propriétaires se mettent d'accord ; à défaut, le vote est exercé par l'usufruitier pour les décisions de l'article 24 et par le nu-propriétaire pour les autres.

Vote par correspondance et vote électronique : encadrement ELAN

La loi ELAN puis l'ordonnance 2019-1101 ont ouvert trois modalités de vote en sus du présentiel : la visioconférence (article 17-1-A de la loi de 1965), le vote par correspondance via un formulaire dédié (article 17-1-A et décret n°2020-834 du 2 juillet 2020) et le vote électronique sécurisé. Pour le vote électronique, la plateforme retenue doit garantir le secret du vote, l'identité du votant, la sincérité du scrutin et la conservation des preuves. Sephos répond intégralement à ces exigences : chiffrement de bout en bout, séparation matérielle de l'urne et de la liste, audit trail signé eIDAS, archivage scellé dix ans. Le vote par correspondance est dématérialisé sur la plateforme via un formulaire Cerfa pré-rempli, retourné par voie électronique avec accusé horodaté. Les trois modalités sont cumulables sur un même scrutin, ce qui couvre l'ensemble des situations rencontrées en copropriété — copropriétaires bailleurs non résidents, personnes empêchées, copropriétés disséminées sur plusieurs sites.

Procès-verbal : contenu, signature, notification, archivage

Le procès-verbal de l'assemblée générale est l'acte par lequel les décisions du syndicat des copropriétaires deviennent opposables. Son contenu est défini par l'article 17 du décret de 1967 et complété par la jurisprudence constante de la troisième chambre civile de la Cour de cassation. Le PV mentionne la date et le lieu de l'AG, les noms du président de séance, des scrutateurs et du secrétaire, l'ordre du jour, le résultat de chaque résolution avec mention des votes pour, contre et abstentions par tantièmes, l'identité nominative des copropriétaires opposants et défaillants — car ce sont eux seuls qui peuvent contester la décision dans le délai de deux mois prévu à l'article 42 de la loi de 1965. Le PV est signé par le président de séance, les scrutateurs et le secrétaire. La signature électronique qualifiée au sens du règlement eIDAS est reconnue depuis l'ordonnance 2019-1101 ; elle remplace la signature manuscrite avec la même valeur juridique. Sephos génère le PV automatiquement à la clôture du dépouillement, prêt à signer électroniquement. Le syndic notifie ensuite le PV à tous les copropriétaires non présents ni représentés dans le mois suivant l'AG, conformément à l'article 18 de la loi de 1965. L'archivage est obligatoire pendant dix ans, durée qui couvre la prescription des actions en responsabilité prévue à l'article 42-1.

Responsabilité du syndic en cas d'irrégularité

La responsabilité civile professionnelle du syndic est engagée pour toute faute de gestion ayant causé un préjudice au syndicat ou à un copropriétaire. Les manquements typiques rencontrés en pratique sont la convocation hors délai, l'ordre du jour incomplet, l'absence d'annexe comptable obligatoire, le défaut de procès-verbal, l'archivage défaillant, la concentration de mandats au profit du syndic, l'exécution de travaux par une société liée sans déclaration préalable, la facturation hors contrat type. Chacun de ces manquements peut donner lieu à une action en responsabilité devant le tribunal judiciaire, à une demande de remboursement, voire à une révocation pour juste motif. Dans les cas graves — détournement de fonds, faux et usage de faux, abus de confiance —, la responsabilité pénale du syndic est engagée. Le syndic professionnel est tenu de souscrire une assurance RC pro couvrant ces risques ; le syndic bénévole l'est rarement, ce qui constitue un angle mort. La plateforme Sephos ne supprime pas la responsabilité du syndic, mais elle neutralise par construction la quasi-totalité des fautes formelles : la convocation est horodatée, l'ordre du jour est verrouillé selon la typologie des résolutions, le dépouillement est automatique par tantièmes, le PV est signé eIDAS qualifié, l'archivage est scellé dix ans. La responsabilité résiduelle du syndic se concentre sur le fond — la qualité de la gestion, le bon choix des entreprises, le respect du budget — là où elle doit être.

Succession de syndic : transmission des archives

Le changement de syndic est l'un des moments les plus périlleux de la vie d'une copropriété. L'article 18-2 de la loi de 1965 impose au syndic sortant de transmettre au syndic entrant, dans le mois suivant la cessation de ses fonctions, la situation de trésorerie, les références du compte bancaire du syndicat, l'ensemble des documents comptables et des archives de la copropriété — règlement, modificatifs, procès-verbaux d'AG, contrats en cours, sinistres, contentieux. Dans les deux mois suivants, le sortant transmet l'état des comptes après apurement. Tout retard expose le sortant à des astreintes prononcées par le juge des référés. En pratique, ces transmissions sont incomplètes ou désordonnées dans une majorité de cas, ce qui place le syndic entrant en difficulté dès la première AG qu'il organise. Une copropriété qui a tenu ses AG sur Sephos transmet à son nouveau syndic un accès direct aux archives scellées, sans dépendance au sortant. Le scellement eIDAS qualifié garantit que les pièces sont intactes, opposables et exhaustives. Le coût de transmission est réduit à zéro pour la partie traitée par la plateforme.

Conseil syndical : contrôler le syndic sans se substituer à lui

Le conseil syndical, composé de trois à neuf copropriétaires élus en AG selon l'article 21 de la loi de 1965, exerce une mission de contrôle et d'assistance qui ne doit jamais glisser vers une mission de gestion. Il reçoit communication des pièces comptables avant chaque AG annuelle, rend un avis consultatif obligatoire sur certaines décisions, signale au syndic les anomalies constatées et peut convoquer l'AG en cas de carence prolongée du syndic (article 8 du décret de 1967). Mais il ne signe pas les contrats, ne paie pas les factures, ne représente pas le syndicat en justice : tout cela relève du syndic seul. La confusion entre rôle de contrôle et rôle de gestion est une source classique de difficultés : le conseil syndical qui négocie directement avec les fournisseurs sans passer par le syndic crée une responsabilité solidaire qu'il ne maîtrise pas. Sephos formalise cette séparation : le conseil syndical reçoit un accès en lecture seule à l'audit trail, aux convocations émises, aux PV signés et aux feuilles de présence, sans pouvoir agir sur les paramétrages réservés au syndic.

Changement de syndic : la procédure pratique

Changer de syndic suppose de mettre la question à l'ordre du jour d'une AG, soit ordinaire soit extraordinaire. La demande peut émaner du syndic en place qui ne souhaite pas renouveler, du conseil syndical qui propose un autre candidat ou de tout copropriétaire qui demande l'inscription d'une résolution. La mise en concurrence de plusieurs candidats est désormais obligatoire pour les copropriétés de plus de vingt-quatre lots, conformément à la loi ALUR : trois propositions de contrat type doivent être présentées en AG. Le vote intervient à la majorité de l'article 25, avec possibilité de passerelle vers l'article 24 si le projet recueille au moins le tiers des voix au premier tour. La désignation prend effet à la date fixée par l'AG, généralement au lendemain de la séance ou au début de l'exercice comptable suivant. La transmission des archives intervient ensuite dans les délais légaux de l'article 18-2. Sephos accompagne le changement de syndic en migrant les données scellées du compte sortant vers le compte entrant, sans rupture d'accès pour le conseil syndical et sans altération de la chaîne de preuves.

FAQ — Syndic et syndicat des copropriétaires

Vos questions les plus fréquentes.

Le syndic prépare l'AG (convocation, ordre du jour, annexes), en assure le secrétariat (sans la présider), exécute les décisions votées et rédige le procès-verbal qu'il notifie aux copropriétaires non présents ni représentés. Ses missions sont fixées par l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965. Voir notre page sur le déroulé complet d'une AG de copropriété.
Le syndicat des copropriétaires est la personne morale qui regroupe l'ensemble des propriétaires des lots, créée automatiquement par la division en lots et titulaire des droits collectifs sur les parties communes. Le syndic est le mandataire que ce syndicat se choisit pour administrer l'immeuble au quotidien. Le syndicat délibère, le syndic exécute.
Oui. L'article 17 de la loi du 10 juillet 1965 impose un syndic dans toute copropriété, sans exception de taille ou de configuration. À défaut de désignation par l'AG, le président du tribunal judiciaire peut nommer un administrateur provisoire à la demande de tout copropriétaire. Aucune copropriété ne peut fonctionner sans syndic formel.
Le syndic est élu par l'AG à la majorité de l'article 25 de la loi de 1965 (majorité absolue des voix de tous les copropriétaires). Si cette majorité n'est pas atteinte mais que le projet recueille au moins le tiers des voix, l'AG peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité simple de l'article 24 par application de la passerelle de l'article 25-1.
La durée est librement fixée par l'AG, dans la limite de trois ans selon l'article 28 du décret du 17 mars 1967, ramenée à un an pour la première désignation à la suite de la division de l'immeuble. Le mandat est renouvelable sans limite, mais doit être remis en jeu à chaque échéance par un vote explicite de l'AG.
Le syndic doit constituer la liste des copropriétaires à jour, arrêter l'ordre du jour après consultation du conseil syndical, joindre les annexes comptables et les devis obligatoires, envoyer la convocation au moins vingt et un jours francs avant la date de l'AG par lettre recommandée, remise contre émargement ou voie électronique avec accord préalable.
Oui, lorsqu'il est lui-même copropriétaire dans l'immeuble qu'il administre, à titre personnel uniquement et pour le nombre de voix correspondant à ses tantièmes. Il ne peut pas recevoir mandat pour voter au nom d'autres copropriétaires depuis la loi ELAN de 2018, ce qui prévient la concentration de mandats au profit du mandataire.
Un copropriétaire élu en début de séance à la majorité simple de l'article 24 préside l'AG. Le syndic n'a jamais cette fonction ; il assure le secrétariat. Cette séparation est imposée par les articles 15 et 17 du décret de 1967 et constitue l'une des règles fondamentales de la séparation entre mandant et mandataire.
Sa responsabilité civile professionnelle est engagée pour toute faute de gestion ayant causé un préjudice au syndicat ou à un copropriétaire. Dans les cas graves (détournement, faux, abus de confiance), sa responsabilité pénale est engagée. Le syndic professionnel est tenu de souscrire une RC pro ; le syndic bénévole l'est rarement, ce qui constitue un angle mort.
Oui. Les missions de l'article 18 de la loi de 1965 s'appliquent identiquement : tenue de la comptabilité séparée, ouverture d'un compte bancaire au nom du syndicat, convocation et tenue des AG, rédaction et notification des PV, archivage des pièces. Seules diffèrent l'obligation de carte G (réservée au professionnel) et la garantie financière de la loi Hoguet.
Inscrire la question à l'ordre du jour de l'AG, présenter au moins trois propositions de contrat type pour les copropriétés de plus de vingt-quatre lots, voter à la majorité de l'article 25 avec passerelle possible vers l'article 24. La désignation prend effet à la date fixée par l'AG. Le sortant transmet ensuite les archives dans le mois suivant la cessation de ses fonctions.
Oui, pour tous les syndics professionnels, en application du décret n°2015-342 modifié. Il distingue les prestations forfaitaires couvertes par les honoraires de base des prestations particulières facturées en sus selon un barème encadré. Toute facturation hors de ce cadre expose le syndic à une demande de remboursement par le syndicat.

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