Syndic et syndicat des copropriétaires : qui fait quoi pour une AG opposable.
Le syndicat des copropriétaires détient les pouvoirs, le syndic les exerce sous mandat. Cette distinction structure toute l'organisation de l'assemblée générale, du dépôt de l'ordre du jour à la notification du procès-verbal. Cette page documente le rôle exact du syndic professionnel, du syndic bénévole, du conseil syndical et des copropriétaires dans le cadre fixé par la loi du 10 juillet 1965, le décret du 17 mars 1967, la loi ELAN et l'ordonnance 2019-1101. Elle s'adresse autant aux cabinets de gestion qu'aux copropriétaires qui veulent comprendre ce qu'ils sont en droit d'exiger.
Syndic et syndicat : deux entités, deux régimes, une responsabilité partagée.
La copropriété française repose sur une distinction fondamentale que la pratique courante confond trop souvent. Le syndicat des copropriétaires est la personne morale qui regroupe l'ensemble des propriétaires des lots d'un immeuble ou d'un ensemble immobilier ; il est créé automatiquement par la division en lots, doté de la personnalité juridique par l'article 14 de la loi du 10 juillet 1965, et titulaire des droits collectifs sur les parties communes. Le syndic, lui, est le mandataire que ce syndicat se choisit pour administrer l'immeuble au quotidien et représenter la copropriété dans les actes civils. Le syndic n'est jamais propriétaire de la copropriété : il en est l'exécutant. Cette dualité structure toute l'organisation de l'assemblée générale. Le syndicat délibère, le syndic prépare, convoque, tient la séance, rédige le procès-verbal et notifie. Le quorum — entendu ici comme le seuil minimal de tantièmes représentés pour que l'AG délibère valablement sur certaines résolutions — est calculé sur les voix du syndicat, non sur celles du syndic. Le syndic, lorsqu'il est lui-même copropriétaire dans l'immeuble, peut voter à titre personnel, mais ne reçoit jamais de mandat pour voter au nom de ses mandants : l'article 22 de la loi de 1965 le lui interdit expressément depuis la loi ELAN. La présente page parcourt l'ensemble des obligations qui pèsent sur le syndic à l'occasion de chaque AG, distingue le syndic professionnel du syndic bénévole et du syndic coopératif, rappelle les motifs courants d'irrégularité, et explique comment Sephos couvre par défaut les exigences de tenue, de dépouillement, de procès-verbal et d'archivage. Elle s'adresse aux cabinets de gestion qui veulent professionnaliser leur processus AG, aux conseils syndicaux qui contrôlent leur mandataire, et aux copropriétaires qui veulent comprendre ce qui se joue dans la salle où ils votent.
Les textes qui gouvernent la fonction de syndic.
Le statut du syndic et la conduite de l'AG sont régis par un ensemble cohérent de textes que Sephos applique par défaut. Aucun de ces régimes ne se contourne ; chacun a vocation à être audité en cas de contentieux devant le tribunal judiciaire.
Fixe la règle d'un syndic obligatoire dans toute copropriété, désigné par l'assemblée générale parmi des personnes physiques ou morales offrant des garanties professionnelles. À défaut de désignation, le président du tribunal judiciaire peut nommer un administrateur provisoire à la demande d'un copropriétaire. Ce caractère obligatoire interdit toute gestion de fait par un simple conseil syndical ou par un copropriétaire qui agirait sans mandat formel.
Énumère les missions du syndic : exécuter les décisions de l'assemblée générale, administrer l'immeuble, assurer sa conservation, sa garde et son entretien, représenter le syndicat en justice, tenir la comptabilité séparée par copropriété, soumettre le budget prévisionnel au vote annuel, ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat. Cet article est la matrice de la responsabilité du syndic vis-à-vis du syndicat.
Précisent le contenu et les modalités de la convocation : envoi en recommandé avec accusé de réception ou par remise contre émargement, délai de vingt et un jours francs avant la date de l'AG, ordre du jour limitatif, documents annexes obligatoires (annexes comptables, devis pour les travaux soumis au vote, projets de résolution). Toute irrégularité sur ces points est un motif d'annulation des décisions prises.
A modifié en profondeur la pratique des AG de copropriété. Introduit la possibilité du vote par correspondance formulaire dédié, ouvre le recours au vote électronique sous conditions de sécurité, impose le contrat type de syndic et rend obligatoire la publication du compte rendu d'activité annuel du syndic. Renforce les obligations de transparence sur les honoraires.
Modernise le droit de la copropriété : assouplit les règles de majorité, autorise la participation à l'AG par visioconférence, encadre la délégation de vote, précise les conditions de validité du vote par correspondance et du vote électronique. Le décret d'application n°2020-834 du 2 juillet 2020 fixe les modalités techniques. Sephos applique l'intégralité de ce cadre par défaut.
Impose un contrat type unique pour les syndics professionnels, qui distingue les prestations forfaitaires (incluses dans les honoraires de base) des prestations particulières (facturées en sus selon un barème obligatoire). Toute facturation hors de ce cadre, en particulier pour la tenue d'une AG ou la rédaction d'un PV, expose le syndic à une demande de remboursement par le syndicat.
Quatre rôles, quatre périmètres distincts.
L'AG de copropriété articule quatre acteurs aux pouvoirs complémentaires. La confusion entre ces rôles est l'une des premières sources de contestation. Sephos formalise la séparation des accès et des responsabilités dans la plateforme.
Mandataire rémunéré soumis à la loi Hoguet, au contrat type ELAN et à l'obligation de garantie financière. Convoque l'AG, tient la comptabilité séparée par copropriété, représente le syndicat en justice, exécute les décisions votées. Sa responsabilité civile et professionnelle est engagée en cas de manquement, sa carte est suspensible par la préfecture.
Forme prévue par l'article 17-2 de la loi de 1965 pour les copropriétés qui choisissent de se gérer en interne, sans cabinet professionnel. Mêmes missions, même responsabilité juridique que le syndic professionnel — la qualification non rémunérée ne diminue ni les obligations ni le risque pénal en cas de faute lourde.
Assiste le syndic dans sa mission et contrôle sa gestion. Reçoit les pièces comptables, donne un avis consultatif obligatoire sur certaines décisions, signale les manquements à l'AG. Ne se substitue jamais au syndic dans les actes de gestion. Son président est l'interlocuteur privilégié du syndic entre deux AG.
Membres de plein droit du syndicat, ils détiennent le pouvoir délibérant proportionnellement à leurs tantièmes. Ils convoquent eux-mêmes l'AG en l'absence prolongée du syndic (article 8 du décret de 1967), élisent et révoquent le syndic, votent le budget et les travaux, saisissent le tribunal en cas d'irrégularité.
Cinq étapes pour une AG opposable.
Au-delà des principes juridiques, l'AG de copropriété suit une mécanique éprouvée que le syndic pilote sans que les copropriétaires n'aient à se soucier des aspects techniques — à condition que la plateforme prenne en charge les étapes sensibles.
Avant chaque AG, ce que le syndic doit vérifier.
La liste de contrôle que nous parcourons avec chaque syndic professionnel ou bénévole avant l'ouverture d'une AG. Sephos couvre la plupart des points automatiquement — cette liste vous aide à valider les éléments qui restent de votre côté.
- Liste des copropriétaires à jour : extraction de l'état daté, vérification des mutations récentes, des héritiers en indivision et des usufruitiers, validation des tantièmes par lot.
- Ordre du jour validé par le conseil syndical : projets de résolution rédigés un par un, devis joints pour les travaux soumis au vote, notice explicative pour les résolutions à majorité renforcée.
- Annexes comptables conformes au plan comptable du décret du 14 mars 2005 : balance, compte de gestion, état financier après répartition, budget prévisionnel chiffré.
- Devis comparatifs joints : trois devis minimum pour les travaux soumis à l'article 25, devis détaillés par poste, mention obligatoire des assurances décennales pour les entreprises retenues.
- Convocations envoyées à J-21 francs : recommandé avec accusé de réception, remise contre émargement, ou envoi électronique avec accord préalable formellement recueilli.
- Modalité de participation paramétrée : présentiel, visioconférence article 17-1-A, vote par correspondance via formulaire dédié décret 2020-834, vote électronique sécurisé.
- Formulaire de vote par correspondance pré-rempli : modèle Cerfa annexé à la convocation, mode d'emploi clair, date limite de réception fixée à la veille de l'AG.
- Pouvoirs et mandats contrôlés : limite de trois mandats par mandataire, mandats nominatifs et datés, exclusion des salariés du syndic et de leur conjoint conformément à l'article 22.
- Bureau de séance préparé : modèle de feuille de présence, fiche d'émargement, candidats président de séance et scrutateurs identifiés, secrétariat assuré par le syndic.
- Règles de majorité pré-câblées par résolution : article 24, 25, 25-1 passerelle, 26 ou unanimité, calcul automatique sur les tantièmes représentés.
- Procédure d'incident documentée : en cas de défaillance technique, suspension de séance, recours au vote papier de secours, mention au PV des incidents constatés.
- Plan d'archivage post-AG : conservation dix ans des PV, mandats, feuilles de présence, lieu de stockage sécurisé, accès garanti au conseil syndical et aux copropriétaires sur demande.
Ce qui complique aujourd'hui l'AG de copropriété.
Six points de friction que nous voyons revenir dans presque chaque audit de cabinet de gestion ou de conseil syndical préparant son AG annuelle.
Acheminement postal aléatoire, copropriétaires non joignables ou changements d'adresse non signalés. Un seul défaut de convocation peut entraîner l'annulation de l'AG complète si la résolution litigieuse a été votée à une voix près.
Résolutions formulées trop largement, devis manquants, annexes comptables fournies en séance plutôt qu'avec la convocation. Chacune de ces ambiguïtés est un motif d'irrégularité dans le délai de contestation de deux mois.
Syndic exécutant des travaux par sa propre filiale, honoraires particuliers facturés hors contrat type, mandats de vote concentrés sur le syndic. Toutes ces situations exposent le syndicat à un recours en responsabilité.
Délai de deux mois après notification du PV pour les copropriétaires opposants ou défaillants. Une contestation accueillie annule la résolution, parfois l'AG entière, oblige à refaire le scrutin et engage la responsabilité civile du syndic.
PV stockés sur le serveur du cabinet, mandats papier perdus, feuilles de présence non scannées. En cas de succession de syndic ou de contentieux à dix ans, la reconstitution du dossier devient impossible sans coût majeur.
Transmission incomplète des archives, comptabilité non soldée, mandats des copropriétaires non transférés. Le syndic entrant hérite des fautes du sortant et rencontre les premiers contentieux dès la première AG qu'il organise.
Syndic professionnel, bénévole, coopératif : ce qui change.
Cinq fautes engageant la responsabilité du syndic.
Les motifs courants d'engagement de la responsabilité civile, voire pénale, du syndic à l'occasion d'une AG — et la manière dont la plateforme Sephos les neutralise par défaut.
Toute convocation reçue moins de vingt et un jours francs avant l'AG entraîne, en cas de contestation, l'annulation des décisions prises. Sephos déclenche l'envoi groupé avec accusé daté, opposable au juge.
Devis manquant pour des travaux, projet de résolution mal rédigé, annexes comptables absentes. Sephos verrouille la convocation tant que les pièces obligatoires ne sont pas jointes, par typologie de résolution.
Le PV doit être notifié dans le mois suivant l'AG. Tout retard ouvre un recours et fragilise la prescription du délai de contestation. Sephos génère le PV signé eIDAS qualifié à la clôture du scrutin, prêt à notifier.
Le syndic ne peut déléguer ses pouvoirs essentiels qu'à un préposé salarié de son cabinet. Toute sous-traitance à un tiers externe est nulle. Sephos n'intervient jamais comme mandataire substitué — c'est une plateforme opérationnelle, pas un syndic délégué.
Travaux confiés à une société liée au syndic sans déclaration préalable, honoraires hors contrat type, vote du syndic sur sa propre rémunération. Sephos trace tous les votes et flags les configurations sensibles dans l'audit trail.
Un cabinet de syndic gérant 1 200 lots en région.
Le directeur de cabinet identifiait trois douleurs récurrentes : le coût postal des convocations en recommandé, la fragilité des dépouillements en présentiel et la lenteur de rédaction des procès-verbaux après les sessions du soir. La mise en place de Sephos a couvert ces trois points en une saison d'AG. La fonction de vote par correspondance dématérialisée a permis aux copropriétaires bailleurs non résidents de participer régulièrement, ce qui a stabilisé le quorum. La signature électronique qualifiée des PV a supprimé le délai de relecture et de transmission au président de séance. Le cabinet a réaffecté un demi-poste de gestionnaire au développement commercial sur la saison creuse.
Trois objections, trois réponses directes.
Excel et Word suffisent pour gérer nos AG.
Pour deux ou trois copropriétés en gestion bénévole, un tableur et un traitement de texte peuvent encore tenir. Au-delà, les risques se cumulent : convocations non datées de façon opposable, ordre du jour mal verrouillé, dépouillement non traçable, procès-verbal sans horodatage. Une seule AG annulée par un juge coûte plus cher en frais de reprise et en honoraires d'avocat que cinq ans d'abonnement à une plateforme professionnelle.
Voir le scénario d'annulation typeL'ARC fournit des modèles Word gratuits, pourquoi payer ?
Les modèles fournis par l'Association des Responsables de Copropriété sont utiles pour cadrer la pratique, mais ils n'apportent ni horodatage qualifié, ni audit trail, ni signature électronique opposable, ni archivage sécurisé dix ans. Sephos ne remplace pas la culture juridique qu'apporte l'ARC à un conseil syndical : la plateforme fournit la couche d'exécution conforme que les modèles Word ne peuvent pas porter.
Trop cher pour un cabinet de syndic de moins de cinquante copropriétés.
Le tarif Pro Copropriété démarre à 290 € HT par AG, soit moins que le coût postal cumulé des convocations recommandées pour une copropriété de cinquante lots. Le forfait cabinet n'est proposé qu'au-delà de cinquante copropriétés en portefeuille ; en dessous, la facturation à l'AG reste neutre par rapport au courrier papier, tout en supprimant les heures de saisie et de relance manuelle.
Voir la grille tarifaire complèteLe quotidien du syndic, avant et avec Sephos.
La promesse de Sephos n'est pas d'ajouter une couche logicielle au cabinet, mais d'éliminer une accumulation d'outils fragiles : tableur de copropriétaires, mailing manuel, urne physique, dépouillement à la criée, PV tapé à froid sur Word.
- Convocations imprimées et postées en recommandé un par un
- Liste des copropriétaires tenue sur tableur, mise à jour manuelle
- Pouvoirs et mandats papier collectés en séance, parfois perdus
- Dépouillement par tantièmes calculé à la calculatrice
- Procès-verbal rédigé à froid, signé sur impression papier
- Archivage dans des classeurs, parfois inaccessible à dix ans
- Convocations électroniques avec accusé horodaté, recommandé papier en option
- Liste synchronisée avec l'état daté, mutations intégrées automatiquement
- Mandats et pouvoirs numériques signés, limite de trois mandats vérifiée
- Dépouillement automatique par tantièmes et par règle de majorité
- Procès-verbal généré à la clôture, signé eIDAS qualifié, prêt à notifier
- Archives scellées dix ans, accessibles en lecture seule au conseil syndical
Six raisons de choisir Sephos pour vos AG de copropriété.
Sephos remplace le tableur de copropriétaires, le recommandé papier, le dépouillement manuel et le PV rédigé après-coup par une plateforme unique conforme à la loi de 1965, au décret de 1967, à la loi ELAN et à l'ordonnance 2019-1101.
La plateforme intègre les tantièmes par lot, applique la règle de majorité de chaque résolution (article 24, 25, 25-1, 26, unanimité) et affiche le résultat en temps réel. Aucune calculatrice, aucune erreur d'arrondi.
Envoi électronique avec accord préalable, recommandé papier en option pour les copropriétaires non consentants. L'accusé d'envoi est horodaté eIDAS et archivé. Les copropriétaires en indivision et les usufruitiers sont traités selon les règles légales.
PV, feuilles de présence, mandats, pouvoirs et annexes comptables sont scellés et horodatés à la clôture du scrutin, conservés dix ans minimum, accessibles en lecture seule au conseil syndical et aux copropriétaires sur demande.
Présentiel, visioconférence article 17-1-A, vote par correspondance décret 2020-834, vote électronique en séance : Sephos articule les quatre modalités sur le même scrutin sans double saisie et sans double dépouillement.
Le procès-verbal est généré à la clôture du dépouillement, pré-rempli avec les résultats et la liste des opposants et abstentionnistes, signé électroniquement par le président de séance et le syndic au niveau qualifié eIDAS, opposable devant le tribunal judiciaire.
Loi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars 1967, loi ELAN, ordonnance 2019-1101 et son décret d'application 2020-834 : tous les régimes sont précâblés et mis à jour à chaque évolution réglementaire, sans intervention côté cabinet ou conseil syndical.
Syndic, syndicat et AG : tout ce qu'il faut savoir.
Syndic professionnel vs syndic bénévole : les différences pratiques
Le syndic professionnel et le syndic bénévole exercent la même fonction au sens de l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 : exécuter les décisions du syndicat des copropriétaires, administrer l'immeuble et représenter la copropriété. Mais le régime de l'un et de l'autre diffère sensiblement. Le syndic professionnel exerce à titre habituel et rémunéré ; il est titulaire d'une carte professionnelle G délivrée par la chambre de commerce et d'industrie territoriale en application de la loi Hoguet du 2 janvier 1970, dispose d'une garantie financière couvrant les fonds qu'il manie pour le compte du syndicat, et souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle. Il est lié au syndicat par un contrat type imposé par le décret n°2015-342 modifié, qui distingue les prestations forfaitaires des prestations particulières facturées en sus. Le syndic bénévole, lui, est nécessairement copropriétaire de l'immeuble qu'il administre, exerce gratuitement (hors remboursement de frais réels) et ne relève pas de la loi Hoguet. Ses obligations juridiques restent strictement identiques à celles du syndic professionnel : tenue de la comptabilité séparée, ouverture d'un compte bancaire au nom du syndicat, convocation et tenue des AG, rédaction et notification des procès-verbaux, archivage des pièces. Sa responsabilité civile est engagée pour faute de gestion, mais il est rarement assuré pour cette activité — un angle mort que les conseils syndicaux sous-estiment trop souvent.
Syndic coopératif : une variante du bénévolat
Le syndic coopératif, prévu à l'article 17-1 de la loi de 1965, est une forme de gestion collégiale : le conseil syndical élu par l'AG désigne en son sein un président qui exerce les fonctions de syndic. Cette modalité présente l'avantage d'une gouvernance distribuée et d'un contrôle continu, mais elle exige un conseil syndical composé de copropriétaires disponibles, rigoureux et formés. Le syndic coopératif est soumis aux mêmes obligations que le syndic professionnel, à la nuance près qu'il n'est pas tenu de souscrire la garantie financière de la loi Hoguet — précisément parce qu'il ne manie pas de fonds à titre habituel et rémunéré. Il reste néanmoins obligé d'ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat, conformément à l'article 18 de la loi de 1965 dans sa rédaction issue de la loi ALUR du 24 mars 2014. Sephos est compatible avec ces trois formes de syndic — professionnel, bénévole, coopératif — sans distinction d'interface ni de tarification.
Désignation et révocation du syndic
Le syndic est élu par l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 de la loi de 1965 (majorité absolue des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés et défaillants). Si cette majorité n'est pas atteinte au premier tour mais que le projet a recueilli au moins le tiers des voix, l'AG peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité simple de l'article 24 par application de la passerelle de l'article 25-1. La durée du mandat est librement fixée par l'AG, dans la limite de trois ans selon l'article 28 du décret de 1967 (un an pour la première désignation à la suite de la division de l'immeuble). Le mandat est renouvelable sans limite, mais doit être remis en jeu à chaque échéance. La révocation du syndic est possible à tout moment, à la majorité de l'article 25, pour juste motif. La pratique récente du tribunal judiciaire définit le juste motif de manière exigeante : il faut caractériser une faute de gestion, une absence de communication, un défaut comptable ou un manquement aux obligations légales. La simple insatisfaction ne suffit pas.
Honoraires et contrat type ELAN
Le contrat type imposé par le décret n°2015-342 modifié par la loi ELAN et l'ordonnance 2019-1101 distingue trois catégories de prestations. Les prestations courantes, couvertes par les honoraires forfaitaires de base, comprennent la tenue de la comptabilité, la convocation et la tenue de l'AG annuelle ordinaire, la gestion courante des contrats et des relations avec les copropriétaires. Les prestations particulières, facturées en sus selon un barème encadré, incluent l'organisation d'AG extraordinaires, la gestion de travaux votés et de sinistres, la délivrance d'états datés lors des mutations. Les prestations exceptionnelles, hors barème, recouvrent les contentieux et les opérations complexes. Toute facturation hors de ce cadre — par exemple des frais de dossier non prévus, des honoraires de dépouillement, des coûts de notification — expose le syndic à une demande de remboursement par le syndicat, voire à une sanction de la commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières. Sephos s'inscrit dans le cadre forfaitaire en mettant à disposition du cabinet une plateforme de tenue d'AG sans coût marginal par scrutin, ce qui clarifie la facturation au syndicat.
Obligations préalables à l'AG : ce que le syndic doit produire
L'article 9 du décret du 17 mars 1967 énumère limitativement les pièces qui doivent accompagner la convocation envoyée vingt et un jours francs avant l'AG. Pour l'AG annuelle ordinaire, ces pièces comprennent l'état financier après répartition de l'exercice clos, le compte de gestion général, l'annexe comptable conforme au plan comptable du décret du 14 mars 2005, le budget prévisionnel de l'exercice à venir, l'état des travaux et le compte rendu d'activité du syndic introduit par la loi ELAN. Pour chaque résolution portant sur des travaux, il faut joindre une notice descriptive, un devis détaillé et le cas échéant trois devis comparatifs pour les marchés à concurrence. Pour les résolutions à majorité renforcée (articles 25, 26, unanimité), une notice explicative est vivement recommandée même si elle n'est pas strictement imposée par la loi. L'omission de l'une de ces pièces, lorsqu'elle est obligatoire, est un motif de nullité de la résolution concernée. Sephos verrouille l'envoi de la convocation tant que la liste des annexes obligatoires n'est pas complète, par typologie de résolution.
Tenue de l'AG : président de séance, scrutateurs, secrétaire
L'ouverture de l'AG est conduite par le syndic en sa qualité de convocateur, mais la séance est immédiatement présidée par un copropriétaire élu à la majorité simple de l'article 24. Le syndic ne peut pas présider l'AG, ce qui est l'un des fondements de la séparation des pouvoirs entre le mandant (syndicat) et le mandataire (syndic). Le président de séance dirige les débats, organise le vote, prononce les résultats et signe le procès-verbal. Un ou plusieurs scrutateurs sont désignés pour contrôler le décompte des voix par tantièmes ; en pratique, ils sont choisis parmi les membres du conseil syndical présents. Le syndic assure le secrétariat : il consigne les délibérations, rédige le procès-verbal, recense les pouvoirs et les votes par correspondance. Cette distribution est imposée par les articles 15 et 17 du décret de 1967. Toute confusion entre ces rôles — un syndic qui présiderait la séance, un président qui rédigerait lui-même le PV sans contrôle du syndic — est un motif d'irrégularité.
Vote en AG : qui peut voter, combien de voix, quelles modalités
Chaque copropriétaire dispose d'un nombre de voix égal à la quote-part des parties communes attachée à son lot, exprimée en tantièmes ou en millièmes selon le règlement de copropriété. Pour les copropriétés où un copropriétaire détient plus de la moitié des tantièmes, l'article 22 de la loi de 1965 prévoit un mécanisme de réduction : le nombre de voix de ce copropriétaire majoritaire est ramené à la somme des voix des autres copropriétaires. Cette règle évite qu'un copropriétaire dominant n'impose seul ses décisions. Le syndic, lorsqu'il est lui-même copropriétaire dans l'immeuble qu'il administre, vote à titre personnel uniquement, et ne peut recevoir mandat pour voter au nom d'autres copropriétaires depuis la loi ELAN. Un copropriétaire empêché peut donner pouvoir à un mandataire de son choix, dans la limite de trois mandats par mandataire — sauf si la somme des voix des mandants reste inférieure à dix pour cent des voix totales du syndicat, auquel cas le plafond ne s'applique pas. Les copropriétaires en indivision désignent un mandataire commun ; à défaut, leur vote est nul. Les usufruitiers et nus-propriétaires se mettent d'accord ; à défaut, le vote est exercé par l'usufruitier pour les décisions de l'article 24 et par le nu-propriétaire pour les autres.
Vote par correspondance et vote électronique : encadrement ELAN
La loi ELAN puis l'ordonnance 2019-1101 ont ouvert trois modalités de vote en sus du présentiel : la visioconférence (article 17-1-A de la loi de 1965), le vote par correspondance via un formulaire dédié (article 17-1-A et décret n°2020-834 du 2 juillet 2020) et le vote électronique sécurisé. Pour le vote électronique, la plateforme retenue doit garantir le secret du vote, l'identité du votant, la sincérité du scrutin et la conservation des preuves. Sephos répond intégralement à ces exigences : chiffrement de bout en bout, séparation matérielle de l'urne et de la liste, audit trail signé eIDAS, archivage scellé dix ans. Le vote par correspondance est dématérialisé sur la plateforme via un formulaire Cerfa pré-rempli, retourné par voie électronique avec accusé horodaté. Les trois modalités sont cumulables sur un même scrutin, ce qui couvre l'ensemble des situations rencontrées en copropriété — copropriétaires bailleurs non résidents, personnes empêchées, copropriétés disséminées sur plusieurs sites.
Procès-verbal : contenu, signature, notification, archivage
Le procès-verbal de l'assemblée générale est l'acte par lequel les décisions du syndicat des copropriétaires deviennent opposables. Son contenu est défini par l'article 17 du décret de 1967 et complété par la jurisprudence constante de la troisième chambre civile de la Cour de cassation. Le PV mentionne la date et le lieu de l'AG, les noms du président de séance, des scrutateurs et du secrétaire, l'ordre du jour, le résultat de chaque résolution avec mention des votes pour, contre et abstentions par tantièmes, l'identité nominative des copropriétaires opposants et défaillants — car ce sont eux seuls qui peuvent contester la décision dans le délai de deux mois prévu à l'article 42 de la loi de 1965. Le PV est signé par le président de séance, les scrutateurs et le secrétaire. La signature électronique qualifiée au sens du règlement eIDAS est reconnue depuis l'ordonnance 2019-1101 ; elle remplace la signature manuscrite avec la même valeur juridique. Sephos génère le PV automatiquement à la clôture du dépouillement, prêt à signer électroniquement. Le syndic notifie ensuite le PV à tous les copropriétaires non présents ni représentés dans le mois suivant l'AG, conformément à l'article 18 de la loi de 1965. L'archivage est obligatoire pendant dix ans, durée qui couvre la prescription des actions en responsabilité prévue à l'article 42-1.
Responsabilité du syndic en cas d'irrégularité
La responsabilité civile professionnelle du syndic est engagée pour toute faute de gestion ayant causé un préjudice au syndicat ou à un copropriétaire. Les manquements typiques rencontrés en pratique sont la convocation hors délai, l'ordre du jour incomplet, l'absence d'annexe comptable obligatoire, le défaut de procès-verbal, l'archivage défaillant, la concentration de mandats au profit du syndic, l'exécution de travaux par une société liée sans déclaration préalable, la facturation hors contrat type. Chacun de ces manquements peut donner lieu à une action en responsabilité devant le tribunal judiciaire, à une demande de remboursement, voire à une révocation pour juste motif. Dans les cas graves — détournement de fonds, faux et usage de faux, abus de confiance —, la responsabilité pénale du syndic est engagée. Le syndic professionnel est tenu de souscrire une assurance RC pro couvrant ces risques ; le syndic bénévole l'est rarement, ce qui constitue un angle mort. La plateforme Sephos ne supprime pas la responsabilité du syndic, mais elle neutralise par construction la quasi-totalité des fautes formelles : la convocation est horodatée, l'ordre du jour est verrouillé selon la typologie des résolutions, le dépouillement est automatique par tantièmes, le PV est signé eIDAS qualifié, l'archivage est scellé dix ans. La responsabilité résiduelle du syndic se concentre sur le fond — la qualité de la gestion, le bon choix des entreprises, le respect du budget — là où elle doit être.
Succession de syndic : transmission des archives
Le changement de syndic est l'un des moments les plus périlleux de la vie d'une copropriété. L'article 18-2 de la loi de 1965 impose au syndic sortant de transmettre au syndic entrant, dans le mois suivant la cessation de ses fonctions, la situation de trésorerie, les références du compte bancaire du syndicat, l'ensemble des documents comptables et des archives de la copropriété — règlement, modificatifs, procès-verbaux d'AG, contrats en cours, sinistres, contentieux. Dans les deux mois suivants, le sortant transmet l'état des comptes après apurement. Tout retard expose le sortant à des astreintes prononcées par le juge des référés. En pratique, ces transmissions sont incomplètes ou désordonnées dans une majorité de cas, ce qui place le syndic entrant en difficulté dès la première AG qu'il organise. Une copropriété qui a tenu ses AG sur Sephos transmet à son nouveau syndic un accès direct aux archives scellées, sans dépendance au sortant. Le scellement eIDAS qualifié garantit que les pièces sont intactes, opposables et exhaustives. Le coût de transmission est réduit à zéro pour la partie traitée par la plateforme.
Conseil syndical : contrôler le syndic sans se substituer à lui
Le conseil syndical, composé de trois à neuf copropriétaires élus en AG selon l'article 21 de la loi de 1965, exerce une mission de contrôle et d'assistance qui ne doit jamais glisser vers une mission de gestion. Il reçoit communication des pièces comptables avant chaque AG annuelle, rend un avis consultatif obligatoire sur certaines décisions, signale au syndic les anomalies constatées et peut convoquer l'AG en cas de carence prolongée du syndic (article 8 du décret de 1967). Mais il ne signe pas les contrats, ne paie pas les factures, ne représente pas le syndicat en justice : tout cela relève du syndic seul. La confusion entre rôle de contrôle et rôle de gestion est une source classique de difficultés : le conseil syndical qui négocie directement avec les fournisseurs sans passer par le syndic crée une responsabilité solidaire qu'il ne maîtrise pas. Sephos formalise cette séparation : le conseil syndical reçoit un accès en lecture seule à l'audit trail, aux convocations émises, aux PV signés et aux feuilles de présence, sans pouvoir agir sur les paramétrages réservés au syndic.
Changement de syndic : la procédure pratique
Changer de syndic suppose de mettre la question à l'ordre du jour d'une AG, soit ordinaire soit extraordinaire. La demande peut émaner du syndic en place qui ne souhaite pas renouveler, du conseil syndical qui propose un autre candidat ou de tout copropriétaire qui demande l'inscription d'une résolution. La mise en concurrence de plusieurs candidats est désormais obligatoire pour les copropriétés de plus de vingt-quatre lots, conformément à la loi ALUR : trois propositions de contrat type doivent être présentées en AG. Le vote intervient à la majorité de l'article 25, avec possibilité de passerelle vers l'article 24 si le projet recueille au moins le tiers des voix au premier tour. La désignation prend effet à la date fixée par l'AG, généralement au lendemain de la séance ou au début de l'exercice comptable suivant. La transmission des archives intervient ensuite dans les délais légaux de l'article 18-2. Sephos accompagne le changement de syndic en migrant les données scellées du compte sortant vers le compte entrant, sans rupture d'accès pour le conseil syndical et sans altération de la chaîne de preuves.